Par hugo et lucas

Cela nous paraissait si loin… En décembre, quand dans la neige grenobloise nous rêvions d’Istanbul. Quelques mois, quelques kilomètres plus tard et des couches de vêtements en moins, nous y voilà ! Nous y arrivons en bus, après dix heures passées sur la route, des fourmis plein les jambes. Pour se dégourdir, un peu de métro, puis nous nous extirpons des souterrains pour enfin nous retrouver en plein cœur de la capitale. C’est coloré, c’est animé, ça sent bon les épices et la viande grillée. Les vitrines mettent en lumière les pâtisseries turques et attisent notre gourmandise. Nous profitons des plaisirs d’Istanbul pendant quatre jours. Quatre jours que nous passerons à sillonner la ville et à découvrir la culture locale. Les monuments religieux et historiques, le marché aux épices et les nombreux zouks, et bien sûr la cuisine turque que nous avons plaisir à goûter dans différents restaurants de la ville ! 

Alors que ce pays recèle de nombreux trésors et demanderait d’y passer du temps, nous allons nous lancer dans une course contre la montre. Le temps passe vite, alors qu’il ne nous reste déjà plus qu’un mois dans ce voyage, nous avons encore beaucoup de route à faire et de pays à visiter avant de rejoindre notre point final, Jérusalem ! Nous filons à toute vitesse à travers le pays, en bus. Des heures et des heures de bus. Parfois de jour, parfois de nuit. Nous bousculons totalement notre habitude de profiter du pays dans lequel nous sommes et d’en partir quand nous en ressentons l’envie. A partir de maintenant, le temps décide pour nous. La Turquie en mode tourisme express, sans les rencontres, sans recettes à glaner. Quel dommage, quand on voit la richesse culinaire de ce pays. Nous arriverons à en obtenir une malgré tout, dans un restaurant… 

Mais n’allez pas penser pour autant que nous baissons les bras et que le moral est à zéro ! Loin de là. Nous laissons cette légère frustration de côté et profitons de ce que la Turquie a à nous offrir pendant ces quelques jours. Après Istanbul, cap dans les terres, vers le sud. Nous découvrons la campagne turque, des champs à perte de vue, où des bergers veillent tranquillement sur leur troupeau de moutons. Puis, nous voilà à Pamukkale, haut lieu touristique du pays. Et pour cause, nous y trouvons une formation géologique aussi curieuse que merveilleuse. Des falaises d’un blanc éclatant, des sources d’eau chaude et Hiérapolis comme cerise sur le gâteau. Une cité antique grecque, dans laquelle nous pouvons nous balader librement au milieu des vestiges. 

Dernière étape, Cappadoce. Après une nouvelle nuit de non sommeil dans le bus, nous arrivons à bon port dans la matinée et découvrons les lieux à vélo, histoire de dire que nous aurons fait un peu d’activité physique ! Cappadoce est un terrain de jeu incroyable. En plein milieu d’un canyon, nous trouvons des formations rocheuses sortant du sol, grimpant vers le ciel comme des stalagmites géantes. L’homme en a profité pour y construire des maisons, des monastères, des églises en creusant dans la roche et ainsi bâtir une vraie ville souterraine. Donc cette fois-ci pas de recettes, mais des paysages à couper le souffle. Et un réveil aux aurores, 5h30 ! Levés avant le soleil, nous grimpons en haut d’une falaise pour un spectacle aérien fascinant. Des dizaines et des dizaines de montgolfières s’envolant dans les airs alors que dans le même temps, le soleil pointe le bout de son nez. Nous prendrons également le thé avec Ali, que nous écouterons parler en turc sans comprendre grand chose ; nous rencontrerons un vieil homme se promenant dans le canyon avec son chien nommé Sarkozy, et n’y voyez là aucun clin d’œil politique !  

Notre passage en Turquie fut bref, intense et touristique. Nous quittons ce pays avec le sentiment de ne pas en avoir tiré le meilleur et avec un léger regret de ne pas avoir glané autant de recettes que nous pensions. Mais la suite et fin du voyage s’annonce palpitante et pleine de surprise. Affaire à suivre ! 

Laisser un commentaire