un restaurant

nous ouvre les portes de sa cuisine

19 décembre 2017

Par hugo et lucas

Au départ, nous partions dans les montagnes albanaises pour récupérer de l’eau directement à la source. Car oui, quand communément, en France, tout un chacun va chercher son eau minérale favorite au supermarché, ici on parcourt des kilomètres, le coffre de la voiture plein de bouteilles vides, histoire d’avoir un stock suffisant pour tenir la semaine. Un arrêt au bord de la route, un tuyau sortant de nulle part, et des gens faisant la queue à la fontaine. Bref, nous remplissons toutes nos bouteilles et pour fêter ça, allons boire un verre à la terrasse d’un restaurant au beau milieu d’un village de montagne. C’est pour ce restaurant, et ce restaurateur, que nous voulions accorder un article. Voici ce qui s’est passé : 

Le restaurant en question, c’est le « Bernabeu », une enseigne Bio qui possède son propre poulailler ainsi que son propre jardin. De la viande, des fruits et légumes « homemade ». Gage d’une qualité que nous allons rapidement goûter.  Au Bernabeu, nous y arrivons comme simples clients, nous en repartirons amis avec le restaurateur, Xhevahic Mehidri. Les discussions vont bon train, quand il découvre ce pour quoi nous faisons ce voyage, il retourne en cuisine et revient les mains pleines de plats en tout genre, des tartines avec du fromage, des tomates, du persil et de l’huile d’olive, du Fflaqi, un plat à base de fromage et de haricots blancs. Un fromage frais entier, et enfin, du fromage encore, mais enrobé dans des feuilles de pâte phyllo, le tout plongé dans de la friture. Xhevahic installe tous ces plats sur la table, s’assoit avec nous et nous fait goûter à tout, en prenant le temps de bien nous expliquer ce que c’est, et en insistant bien sur le « fait maison ». Sans surprise, nous nous régalons, et à en voir son large sourire, il semblerait que notre appétit lui fasse plaisir. Une fois la dégustation terminée, nous suivons Xhevahic jusqu’à la cuisine extérieure. Un énorme four nous fait face, où de l’oie est en train de cuire dans un plat emballé par du papier aluminium. Il nous explique que s’il arrive à enfoncer une phalange dans la viande, c’est qu’elle a fini de cuire ! C’est une façon comme une autre de vérifier la cuisson…

Cette rencontre valait bien le coup d’être racontée et d’y accorder un article. Si un jour vous êtes de passage à Tirana, allez vous perdre dans les montagnes et essayez de retrouver le Bernabeu. Vous serez bien accueillis, passerez à coup sûr un bon moment et repartirez le ventre plein de bonnes choses. 

Cet article a 1 commentaire

  1. Merci donc à Pierre! à vous deux bien sûr qui prenez quand même tous les risques, y compris celui d’une indigestion 😉 pour nous ! et à vos gentils hôtes.

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